Fabien Calvet, les courses de camions dans la peau
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Fabien Calvet, les courses de camions dans la peau

Cap sur la 40e édition | Des tribunes des 24 Heures Camions aux plus hautes instances de la FIA, Fabien Calvet a fait de sa passion pour le poids lourd une véritable vocation. Journaliste, pilote vainqueur au Mans en 1996, puis acteur clé du développement de la discipline, il incarne depuis plus de 30 ans l’âme des courses de camions. Une histoire marquée par la transmission, aujourd’hui prolongée par son fils Téo, déjà multiple champion à seulement 24 ans.

Fabien Calvet est une personnalité bien connue du monde du camion. Journaliste de la presse spécialisée poids-lourds depuis plus de 30 ans, principalement pour le magazine France-Routes, il est un véritable passionné qui a assisté aux 24 heures Camions dans les années 80 alors qu’il n’avait que 13 ans. « Depuis ma prime jeunesse, j’ai la chance de vivre ma passion. Jeune, je suis venu assister aux premières 24 heures du Mans Camions. J’ai pris mes premières photos depuis les tribunes. Puis, lecteur du magazine France Routiers (devenu France Routes), j’ai eu la chance de rencontrer Francis Reyes, le grand reporter qui deviendra ensuite le rédacteur en chef du magazine. Cela m’a mis le pied à l’étrier », se souvient Fabien Calvet avec une certaine émotion.

Une passion naissante faite pour durer

Fabien se rapproche du team truck toulousain avec Michel Nieto, Michel Simorre ou bien encore Patrick Chatelain (toujours en course aujourd’hui) et en même temps poursuit son apprentissage journalistique. Il a alors 17 ans et publiera bientôt son premier article. Cela lui permet de découvrir les compétitions du Championnat d’Europe en suivant de grandes équipes françaises de l’époque avec Noël Crozier et Gérard Cuynet. C’était une période d’apprentissage et il savait que ce n’était qu’un début. « J’ai poursuivi ce chemin jusqu’à l’âge de 23 ans où je me suis retrouvé au volant du camion de course du Team Truck Toulousain. À ce moment-là, les camions de compétition étaient à la fois rustiques et ne manquaient pas de puissance. Il y avait alors deux catégories, truck et super truck. Notre chance est que les constructeurs ont rapidement été très intéressés par le développement des courses de camions porteur d’images positives. De mon côté, en 1995 j’ai acheté un MAN Phoenix très performant et j’ai trouvé de bons sponsors, y compris le constructeur MAN », explique Fabien.

Les courses de camions suivent les impératifs écologiques

L’avancée de Fabien Calvet dans une discipline naissante lui permet de se faire un nom, d’être accueilli les bras ouverts et de gagner en expérience… à commencer par sa victoire aux 24 heures Camions en 1996. « Cette victoire fait basculer ma vie. Pour la petite histoire, c’est le seul trophée que j’ai conservé chez moi. À la suite du Mans 96, je deviens alors professionnel, ce qui change ma vie… De là, j’ai vécu la montée en puissance des courses de camions. Après Le Mans, la course du Castellet est née en 1984, puis les autres et l’arrivée au début des années 90 de la Coupe d’Europe sous l’égide de la FIA. (Fédération Internationale Automobile). Tout cela se professionnalise aussi pour la sécurité du camion comme du pilote. Il y a en même temps en 2005 une évolution vers une seule catégorie Truck. Donc la suppression de la catégorie des Super Truck qui avait fortement baissé à la suite du retrait des constructeurs », explique le pilote devenu référent de la discipline en travaillant pour une évolution dynamique des courses de camions autant sur le plan national qu’Européen. Fabien Calvet est devenu le Président de la commission camions au sein de la Fédération française de sport automobile (FFSA).  Il est également entré à la FIA pour apporter ses compétences à l’évolution de la discipline.

« Tout au long de ces années, les courses de camions ont gagné en maturité, mais elles ont su garder un aspect accessible et humain pour rester populaires. Sur un circuit, les spectateurs ont accès à tous les lieus où il se passe quelque chose. Ensuite, les constructeurs et équipementiers du secteur du transport routier tiennent beaucoup à l’image positive dégagée par une organisation sérieuse et valorisante pour leur image. Les courses sont sur la piste mais les constructeurs utilisent également les paddocks comme un vrai salon à ciel ouvert. Aujourd’hui, la vision écologique est très présente. Par exemple, cela fait quatre ans que nous utilisons le biodiesel, un carburant alternatif donnant une image positive. Le camion a été le premier championnat FIA à passer en carburant alternatif. Il est très important en sport mécanique de se préoccuper de l’environnement », rappelle Fabien Calvet.

Une affaire de famille

Les Calvet, une belle histoire au cœur de la compétition poids lourds. En parlant des courses de camions, il faut parler « des Calvet ». Si le papa a montré le chemin, il est suivi de près par Téo, seulement 24 ans et déjà multiple champion. Il est né en 2001, l’année où Fabien mettait fin à sa carrière de pilote usine avec un titre de champion de France en poche. Et Téo, s’il a commencé par remporter des courses de motos, n’a pas attendu longtemps pour gagner des courses de camions. S’il est trop tôt pour parler de relève, il faut dire que la complicité est bien installée.

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